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du Coeur eucharistique de Jésus

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Pour vivre ensemble un grand amour, l’idéal vient d’en-haut et se réalise par la puissance du Saint-Esprit. Nous trouvons dans l’Evangile les indications essentielles qui nous montrent la voie à suivre, et surtout nous recevons du Christ, par l’Esprit, la possibilité de concrétiser un idéal qui dépasse les possibilités humaines. 

Le Christ eucharistique se veut présent à tous ses fidèles pour rendre leur visage rayonnant, pour les soutenir et les encourager dans leurs difficultés, pour les pousser en avant sur la voie de la proclamation de l'Évangile dans l'univers.   

Le Christ eucharistique nous invite à faire venir à lui d'autres âmes afin qu'elles aussi se livrent à son amour!   

 

Le Cœur eucharistique de Jésus cherche des contemplatifs pour les rendre missionnaires.  

« L’amour du Seigneur nous élève parce qu’il nous permet de nous élever au-dessus des incompréhensions du passé, des calculs du présent et des craintes de l’avenir » (Pape François) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L’Esprit Saint viendra sur toi »

Dans le message par lequel il faisait connaître à Marie sa destinée, l’ange Gabriel avait prononcé ces paroles : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » (Lc, 1, 35) Ces mots ne pouvaient pas avoir pour la Vierge la clarté qu’ils ont actuellement pour nous, car Marie n’avait pas trouvé dans le judaïsme le dogme de la Sainte Trinité ni une distinction de personne pour le Saint-Esprit. Lorsque l’ange lui parlait de l’Esprit Saint, elle ne pouvait donc comprendre immédiatement qu’il s’agissait d’une personne divine différente du Père. Néanmoins le message orientait sa pensée dans cette direction et tendait à l’introduire dans une révélation de la Trinité.

Cet Esprit Saint n’était pas tout à fait inconnu pour la Vierge. N’était-il pas nommé dès le début du livre de la Genèse, pour décrire l’origine des temps : « L’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux » ? (Gen., 1, 2) Sans doute dans le sens primitif du texte s’agissait-il du « souffle de Dieu », entendu au sens matériel du vent qui agitait la surface de l’océan. Mais par la suite les Juifs durent comprendre ce « souffle » d’une manière plus spirituelle, comme la force divine qui s’apprêtait à s’élancer pour la grande œuvre de création. Ce souffle ou « Esprit de Dieu » apparaissait donc comme le principe de toute vie, de cette vie qui allait se répandre dans le monde. Lorsque Marie entendit à  nouveau, après l’Annonciation, la lecture des premiers versets de la Genèse, peut-être se rendit-elle compte qu’il y avait eu une espèce de recommencement : L’Esprit de Dieu l’avait couverte de son ombre pour faire surgir en elle une vie de nature merveilleuse, comme il avait autrefois couvert les ténèbres primordiales pour y lancer la vie de l’univers. Une seconde création, infiniment plus élevée, succédait à  la première, sous l’impulsion du Saint-Esprit.

Bien plus, Marie connaissait le rôle qu’avait joué l’Esprit de Dieu dans l’histoire des grands hommes de son peuple. C’était lui qui conférait la sagesse ; grâce à lui, Joseph avait pu interpréter les songes du Pharaon, gouverner la maison du roi et tout le pays d’Egypte : personne en effet n’était aussi intelligent et aussi sage que lui, parce qu’il possédait l’Esprit de Dieu (Gen, XLI,38). Plus frappant était l’extraordinaire puissance que l’Esprit de Dieu avait communiquée à certains combattants fameux de leur bravoure : il avait revêtu Gédéon pour lui assurer une irrésistible victoire (Juges, 6, 34), il s’était emparé de Samson pour l’animer d’une force surhumaine (Juges, 14, 6) ; il avait saisi Saul pour le conduire à un éclatant triomphe sur ses ennemis (I Sam., 11, 6). Marie s’était laissé à son tour investir par « la puissance du Très-Haut », une puissance qui avait effectué le prodige de la conception virginale. De même que le récit de la Genèse sur la présence de l’Esprit au-dessus des eaux put aider la Vierge, dans ses méditations, à mieux percevoir la solennité de l’intervention de cet Esprit annoncée par l’ange, et à en reconnaître la portée cosmique, les exploits  et combats des héros dont s’était emparé l’Esprit lui permirent de mieux réaliser l’extraordinaire vigueur de la puissance divine descendue en elle. Pour être moins visible, l’exploit qui s’était accompli dans son sein n’en était pas moins surprenant : il portait la marque de l’Esprit.

La Vierge avait surtout retenu, des textes de l’Ancien Testament, que l’Esprit de Dieu surviendrait et se répandrait à l’époque messianique. Il descendrait et reposerait sur le Messie : « Un rameau sortira de la tige de Jessé, un rejeton poussera de ses racines. Sur lui reposera l’Esprit de Yahwé. » (Is., 11, 1-2) Ce qu’avait proclamé le prophète fut répété dans la suite : Yahwé disait du Messie, son Serviteur : « Voici mon Serviteur, que je soutiens ; mon élu, en qui mon âme se complaît. J’ai mis sur lui mon Esprit ; il promulguera sa religion pour les nations. (Is., 42, 1) C’est cet Esprit divin qui devrait entraîner le Messie dans son œuvre d’évangélisation, de guérison et de délivrance : « L’Esprit du Seigneur Yahwé est sur moi, car Yahwé m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux malheureux, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la liberté, aux prisonniers la délivrance. » (Is., 41, 1)

Du Messie, l’Esprit de Dieu devait se transmettre à l’humanité, car l’ère messianique serait caractérisée par la diffusion universelle de l’Esprit. Ezéchiel avait vu un champ immense d’ossement qui se redressaient, vivifiés par l’Esprit. « Ainsi parle le Seigneur Yahwé : voici que j’ouvrirai vos tombeaux, et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai dans la terre d’Israël… Je mettrai mon Esprit sur vous, et vous vivrez, et je vous donnerai du repos sur votre sol… » (Ez., 37, 12, 14) Cette vie nouvelle apportée par l’Esprit, ce sera une vie de sainteté, car l’Esprit répandu sur le peuple est un « Esprit de grâce et de prière » (Zach., 12, 10) La transformation qu’il opére n’appartient pas au simple domaine de la vie physique mais se produit dans les cœurs : « Je leur donnerai un seul cœur, je mettrai en eux un Esprit nouveau ; j’enlèverai leur cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils marchent dans mes commandements et qu’ils gardent mes lois. » (Ez., 11, 19 ; 36, 26) La métamorphose se manifestera par des prodiges exceptionnels et elle atteindra les plus humbles des hommes, tant l’effusion de l’Esprit sera efficace et totale : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront ; et vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Sur les esclaves aussi et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. » (Joël, 3, 1-2)

La parole de l’ange Gabriel sur la venue du Saint-Esprit venait donc heureusement compléter l’annonce de la naissance du Messie. En se rappelant les textes messianiques qui l’avaient toujours remplie de joie et de dévotion parce qu’ils représentaient un idéal auquel elle aspirait de tout son être, Marie se souvenait de cette mystérieuse effusion de l’Esprit de Dieu. C’était cette effusion qui avait commencé en elle. La Vierge comprenait pourquoi l’Esprit Saint était venu sur elle ; c’était afin que son enfant puisse dire un jour, comme Jésus le fera dans la synagogue de Nazareth : « L’Esprit du Seigneur Yahwé est sur moi. » Il fallait que la prophétie s’accomplisse et que l’Esprit Saint, qui avait inspiré la déclaration du prophète, en assure l’exécution.

Marie dû notamment s’extasier devant le fait que cet accomplissement des prophéties s’inaugurait en elle : l’Esprit de Dieu devait, selon la prédiction, descendre et reposer sur le Messie. Or il descendait et reposait d’abord sur sa mère. Par sa maternité messianique, elle était le premier lieu de la venue et du repos de l’Esprit Saint. Elle était ainsi associée par priorité à la destinée de son fils, dont la mission serait dirigée par l’Esprit, et elle préludait à la transformation qui changerait le visage et le cœur des hommes. En elle venait se réaliser ce débordement de la générosité de l’Esprit Saint, qui donne une fécondité incomparable à ce qui serait demeure stérile : « L’Esprit d’en haut sera répandu sur Israël, le désert sera changé en verger, et le verger en forêt. » (Is., 32, 15) En transformant le sein virginal de Marie en un sein maternel qui donnerait le jour au Messie et à son immense descendance spirituelle, l’Esprit Saint ne venait-il pas de changer le désert en verger, et le verger en forêt ? La Vierge n’aurait pu, sans action de grâces, prendre conscience qu’en elle venait de s’instaurer la grande effusion de l’Esprit Saint qui transfigurerait l’univers. 

Session de Prière pour la Conversion

et pour l'Unité des Familles 

au Domaine de la Castille (Diocèse de Fréjus-Toulon)

du 11 au 16 Août 2019

Renseignements-Inscriptions:

Communaute du Coeur eucharistique

14, Route de Lyon

25720 Beure (France)

+ 33 953 807 630

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